MN 11 (O 281) Gorhez[m13][50.693357, 5.825918]

Fortifications belges de la deuxième guerre mondiale, position fortifiée de Liège, première ligne de résistance, abris de l'intervalle Margarins-Neufchâteau. MN 11 (poste d'observation) du fort d’Aubin-Neufchâteau se situe au milieu d’un champ au lieu-dit le Marca à Gorhez à 198 m/alt. Il surveillait le secteur de Gorhez et de Messitert. L’ouvrage est composé du sas d’entrée, du puits de la cloche (cloche FM) et d’une chambre de repos, ancienne chambre de tir transformée. L’embrasure a été rebouchée pour laisser place à une goulotte lance-grenades. Les deux orifices pour l’arrivée d’air (ancien affût FRC) sont toujours présents, celui de gauche a toujours son volet de fermeture. L’extérieur est en bon état mais la végétation (ronces) en ce mois de mars ne permet pas l’accès à l’ancienne embrasure. Le sommet de l’abri est accessible et permet de voir la cloche FM (impacts de balles et d’obus). L’entrée est ouverte. Celle-ci est plus petite que la majorité des ouvrages. L’intérieur est en bon état et complet. Une partie des tuyaux de ventilation sont là. L’accès à la cloche est accessible mais dangereux. Une partie des échelons sont pliés. Les bouchons obturateurs sont presque tous présents. Les dégâts occasionnés à la cloche ont été faits après la prise du poste d'observation. L’ouvrage mériterait un autre sort. Je n’ai vu aucune stèle rappelant la mort du soldat Nyssen Mathieu aux alentours de l’ouvrage. Il faut aller à Aubel ou au fort d’Aubin.

Extrait du Journal de campagne du fort d'Aubin-Neufchâteau

Belgische Festungen aus dem Zweiten Weltkrieg, verstärkte Stellung Lüttich, erste Widerstandslinie, Unterstände des Intervalls Margarins-Neufchâteau. MN 11 (Beobachtungsposten) des Forts Aubin-Neufchâteau liegt mitten in einem Feld am Ort Marca zu Gorhez auf 198 m/ü. M. Er überwachte den Sektor Gorhez und Messitert. Die Anlage besteht aus der Eingangsschleuse, dem Schacht der Glocke (MG-Glocke) und einem Ruheraum, früher eine Schusskammer, die umgebaut wurde. Die Schießscharte wurde zugeschüttet, um Platz für einen Granatwurfkanal zu schaffen. Die beiden Öffnungen für die Luftzufuhr (ehemalige FRC-Lafette) sind immer noch vorhanden, die linke hat immer noch ihren Verschlussdeckel. Der Außenzustand ist gut, aber die Vegetation (Brombeeren) erlaubt in diesem Monat März keinen Zugang zur ehemaligen Schießscharte. Die Oberseite des Unterstands ist zugänglich und erlaubt einen Blick auf die MG-Glocke (Einschläge von Kugeln und Granaten). Der Eingang ist offen. Dieser ist kleiner als bei den meisten Bauwerken. Das Innere ist in gutem Zustand und vollständig. Ein Teil der Lüftungsrohre ist vorhanden. Der Zugang zur Glocke ist möglich aber gefährlich. Ein Teil der Sprossen ist verbogen. Die Verschlussstopfen sind fast alle vorhanden. Die an der Glocke verursachten Schäden wurden nach der Einnahme des Beobachtungspostens verursacht. Die Anlage verdiente ein anderes Schicksal. Ich habe keine Stele gesehen, die an den Tod des Soldaten Nyssen Mathieu in der Umgebung der Anlage erinnert. Man muss nach Aubel oder zum Fort Aubin gehen.

Auszug aus dem Kriegstagebuch des Forts Aubin-Neufchâteau

Belgische fortificaties uit de Tweede Wereldoorlog, versterkte stelling Luik, eerste weerstandslijn, schuilkelders van het interval Margarins-Neufchâteau. MN 11 (observatiepost) van het fort Aubin-Neufchâteau bevindt zich midden in een veld op de plaats genaamd Marca te Gorhez op 198 m/TAW. Hij hield toezicht op de sector Gorhez en Messitert. Het werk bestaat uit de toegangsluis, de schacht van de koepel (mitrailleurkoepel) en een rustlokaal, vroeger een schietkamer die verbouwd is. Het schietgat is dichtgestort om plaats te maken voor een granaatwerpgoot. De twee openingen voor de luchttoevoer (voormalige FRC-affuit) zijn nog steeds aanwezig, de linker heeft nog steeds zijn sluitklep. De buitenstaat is goed, maar de vegetatie (braam) laat in deze maand maart geen toegang toe tot het voormalige schietgat. De bovenkant van de schuilkelder is toegankelijk en maakt het mogelijk de mitrailleurkoepel te zien (inslagen van kogels en granaten). De ingang is open. Deze is kleiner dan bij de meeste werken. Het interieur is in goede staat en compleet. Een deel van de ventilatiebuizen is aanwezig. De toegang tot de koepel is mogelijk maar gevaarlijk. Een deel van de sporten is gebogen. De afsluitstoppen zijn bijna allemaal aanwezig. De aan de koepel toegebrachte schade werd veroorzaakt na de inname van de observatiepost. Het werk verdient een ander lot. Ik heb geen stèle gezien die herinnert aan de dood van soldaat Nyssen Mathieu in de omgeving van het werk. Men moet naar Aubel of naar het fort Aubin gaan.

Uittreksel uit het velddagboek van het fort Aubin-Neufchâteau

Belgian fortifications from the Second World War, fortified position of Liège, first line of resistance, shelters of the Margarins-Neufchâteau interval. MN 11 (observation post) of Fort Aubin-Neufchâteau is located in the middle of a field at the place called Marca at Gorhez at 198 m/asl. It monitored the Gorhez and Messitert sector. The structure consists of the entrance airlock, the cupola shaft (machine gun cupola) and a rest room, formerly a firing chamber that was converted. The embrasure was backfilled to make way for a grenade launching chute. The two openings for air supply (former FRC mount) are still present, the left one still has its closure flap. The exterior is in good condition but the vegetation (brambles) in this month of March does not allow access to the former embrasure. The top of the shelter is accessible and allows a view of the machine gun cupola (bullet and shell impacts). The entrance is open. It is smaller than most structures. The interior is in good condition and complete. Part of the ventilation pipes are there. Access to the cupola is possible but dangerous. Some of the rungs are bent. The sealing plugs are almost all present. The damage caused to the cupola was done after the capture of the observation post. The structure deserves a different fate. I did not see any stele recalling the death of soldier Nyssen Mathieu around the structure. One must go to Aubel or to Fort Aubin.

Extract from the campaign journal of Fort Aubin-Neufchâteau

Belgické opevnění z druhé světové války, opevněná pozice Lutych, první linie odporu, bunkry intervalu Margarins-Neufchâteau. MN 11 (pozorovatelna) pevnosti Aubin-Neufchâteau se nachází uprostřed pole na místě zvaném Marca u Gorhez ve výšce 198 m/n. m. Sledoval sektor Gorhez a Messitert. Objekt se skládá ze vstupní přechodové komory, šachty kopule (kulometná kopule) a odpočinkové místnosti, dříve střelecké místnosti, která byla přestavěna. Střílna byla zasypána, aby uvolnila místo pro žlab vrhače granátů. Dva otvory pro přívod vzduchu (bývalá lafeta FRC) jsou stále přítomny, levý má stále své uzavírací víko. Exteriér je v dobrém stavu, ale vegetace (ostružiní) v měsíci březnu neumožňuje přístup k bývalé střílně. Vrch bunkru je přístupný a umožňuje výhled na kulometnou kopuli (stopy po kulkách a granátech). Vstup je otevřený. Je menší než u většiny objektů. Interiér je v dobrém stavu a kompletní. Část ventilačních trubek je na místě. Přístup ke kopuli je možný, ale nebezpečný. Některé příčky jsou ohnuté. Uzávěrové zátky jsou téměř všechny přítomny. Poškození způsobené na kopuli bylo provedeno po obsazení pozorovatelny. Objekt by si zasloužil jiný osud. Neviděl jsem žádnou stélu připomínající smrt vojáka Nyssena Mathieua v okolí objektu. Je třeba jít do Aubel nebo do pevnosti Aubin.

Výňatek z válečného deníku pevnosti Aubin-Neufchâteau

Récit après-guerre par le Maréchal des Logis Joseph BARTHOLOME - Journées du 10 et du 11 mai 1940

Le Commandant du fort me demande au téléphone vers 7 h du matin et m'annonce que les Allemands sont entrés en Belgique. Au fortin, nous prenons toutes nos dispositions. Nous brûlons le baraquement dans lequel nous avons vécu un an et demi, nous rentrons tout le matériel à l'intérieur, transportons à la ferme nos affaires personnelles. Nous apprêtons les cartouches, fusils-mitrailleurs, nous amorçons les grenades, plaçons les chicanes ; nous rangeons. Tout est en ordre, tout est fait. Je désigne les places. Je resterai dans la cloche d'observation avec Mathieu Nyssen, le Brigadier Clerfays au téléphone, Michel Kleynen s'occupera de nous passer les munitions, du ventilateur, du matériel en général. Chacun est prêt à faire son devoir. Un avion ennemi vient survoler le fortin, à basse altitude. Nous ne tirons pas. L'avion s'en va sans casse. J'envoie Michel Kleynen en reconnaissance du côté d'Aubel et de Messitert pour se rendre compte de la situation. Les Allemands sont à Aubel. Nous sommes, Mathieu et moi, assis sur le fortin, scrutant l'horizon. J'écris mes derniers mots, en hâte, à ma fiancée. Soudain, nous voyons du côté de Messitert des cavaliers qui s'avancent. Une patrouille allemande, une dizaine d'hommes au plus. Coup de téléphone au Lieutenant pour savoir s'il faut tirer ou ne pas se signaler. Nous devons tirer. Nous attendons dans la cloche FM, prêts, hausse ajustée, que la patrouille allemande passe à un endroit découvert. Ils y sont, en file indienne, ne se doutant de rien. La fusillade éclate, mortelle, inattendue pour eux. C'est une fuite éperdue. Cavaliers, chevaux pêle-mêle, passent une haie et s'enfuient vers l'est. Plusieurs montures ont perdu leur cavalier. Un grand silence. Nous sommes contents. Un trou dans ma mémoire, je pense que j'ai dû observer un tir, un réglage pour la nuit, je ne me souviens plus. Le soir arrive et nous n'avons plus rien vu. Quelqu'un s'avance dans les barbelés, une jeune fille, Mademoiselle Belleflamme, qui nous apporte un pot de cacao ! La nuit tombe et le terrain semble changer d'aspect. Il semble que quelque chose se prépare. Des bruits sourds nous parviennent. Nous ne pouvons les identifier. Soudain, des coups de feu éclatent un peu dans toutes les directions. Les forts se mettent à tirer. Les gros obus de Barchon, je pense, passent en sifflant. Je lance de temps en temps des fusées éclairantes, quand il me semble entendre un bruit suspect trop près du fortin. Le PO de Saint-Jean-Sart est attaqué. On entend la fusillade. On me demande du fort de tirer sur eux. Nous réglons nos hausses et nous tirons dans la nuit. Pendant quelques temps, Clerfays et Kleynen nous remplacent au guet. Les éclairs continuent de tous côtés, et parfois, le fortin semble secoué. L'aube arrive lentement. L'aube d'une belle journée de mai. Mathieu et moi sommes au poste. On ne voit encore qu'un brouillard quand la fusillade ennemie éclate. De trois côtés, les Allemands descendent en oblique, s'arrêtant à chaque arbre. Nous tirons, tirons toujours. De temps en temps, un coup de téléphone au fort : "Oui, nous sommes toujours là !". Le jour est complètement venu. Le tir des Allemands devient de plus en plus précis. Ils sont bien cachés par les haies épaisses qui entourent le fortin et par le chemin encaissé. D'une poussée, les Allemands s'avancent en courant dans la prairie. Nous tirons partout où nous pouvons. Un léger calme survient.

Soudain, un éclatement a lieu dans une fenêtre de la cloche. J'ai vu un éclair et je me retrouve par terre. Mathieu n'a rien dit. Il a appuyé sa tête sur son avant-bras replié et semble endormi contre le hublot. Je lui parle. Pas de réponse. Je crie "Mathieu est blessé !" et je veux le prendre par le corps. Comme une masse, il tombe, et son sang coule de son crâne ouvert. Mathieu Nyssen est mort, mort à sa place de combat, son fusil en main. Je perdais en lui, non seulement un soldat nécessaire à la défense du fortin, mais aussi un ami. Mais je n'ai pas le temps de m'occuper de lui. Son grand corps est tombé sur la trappe. Il m'est impossible de me dégager. Des caisses de cartouches et de grenades, 2 FM, encombrent la cloche déjà trop étroite. La fusillade continue. Impossible de me relever, les balles allemandes entrent par les fenêtres et tournent dans la cloche en sifflant. J'entends dehors des hurlements sauvages. Enfin, à nous trois, nous parvenons à dégager le corps de Mathieu. Clerfays et Michel le couchent dans le coin près du ventilateur. Je pense que nous avions tous les trois le même regard égaré. Je demande au fort un tir de protection, il est d'ailleurs grand temps. Nous entendons les voix des Allemands. Je remonte seul dans la cloche. Quelques secondes plus tard, les coupoles du fort tirent, cela me rend un tel espoir. Le fortin est dégagé momentanément. Le tir du fort a été efficace. Mais la situation pour nous n'est plus tenable. Quelques minutes après, les balles recommencent à entrer par les fenêtres. Je ne me souviens plus si le fort nous dégagea d'autres fois, je pense que oui. Je sais qu'à un certain moment, le Commandant me téléphona et me félicita. Un coup de téléphone du Lieutenant nous dit de nous rendre. Alors, ce fut certainement le moment le plus pénible. Comme dans un rêve et en silence, nous nous sommes apprêtés. Je mis mon plus bel uniforme, ma capote, ma casquette, mes gants. Je pris dans mes poches deux mouchoirs, deux oranges et deux paquets de cigarettes. Après avoir détruit les dossiers du fortin, j'ai ouvert la porte. Quelques balles venaient encore s'écraser sur le béton. Nous n'y pensions plus. J'ai fermé derrière moi et jeté la clef dans les barbelés. Nous nous sommes avancés dans la prairie, dans le champ de mines. Alors, des soldats allemands ont surgi de partout. Ils avaient, comme nous, une flamme terrible dans les yeux. Un officier allemand s'est avancé vers moi, et après avoir remis son revolver dans sa ceinture, il enleva son gant et me tendit la main. Je fis de même. Tandis que les soldats emmenaient Clerfays et Kleynen, à la ferme Bayard, l'officier m'invitait à entrer dans le fortin. Je dus reprendre la clef que j'avais jetée, et nous entrâmes tous deux. Moitié allemand, moitié flamand, nous nous sommes expliqués. L'officier regrettait que nous ayons tiré. "Il n'y aurait pas eu de morts ni chez vous, ni chez nous", disait-il. Je lui montrai Mathieu et lui demandai si nous pouvions l'enterrer ou prévenir M. Belleflamme. Il me répondit que tout le nécessaire serait fait par eux. Nous étions assis, en face l'un de l'autre, à la petite table de fer du fortin. Le Lieutenant allemand ne voulut jamais croire que nous n'étions que quatre. J'ai retrouvé dehors Clerfays et Kleynen, et nous sommes partis, vers un premier état-major. L'officier me demanda, dans un français sans accent, quelques renseignements qu'il savait d'ailleurs aussi bien que moi. Puis, on m'emmena vers un autre état-major où on nous questionna en anglais. Nous fûmes conduits jusqu'à la frontière dans une cuisine roulante, et de là, une puissante voiture nous conduisit jusqu'à Aix-la-Chapelle.

Joseph Bartholomé

Nachkriegserzählung von Wachtmeister Joseph BARTHOLOME - Tage vom 10. und 11. Mai 1940

Der Kommandant des Forts verlangt mich um 7 Uhr morgens am Telefon und teilt mir mit, dass die Deutschen in Belgien eingedrungen sind. Im kleinen Fort treffen wir alle unsere Anordnungen. Wir verbrennen die Baracke, in der wir anderthalb Jahre gelebt haben, bringen alles Material nach innen, transportieren unsere persönlichen Sachen zum Bauernhof. Wir bereiten die Patronen, Maschinengewehre vor, zünden die Granaten, platzieren die Hindernisse; wir räumen auf. Alles ist in Ordnung, alles ist erledigt. Ich weise die Plätze zu. Ich werde in der Beobachtungsglocke mit Mathieu Nyssen bleiben, der Brigadier Clerfays am Telefon, Michel Kleynen wird sich darum kümmern, uns die Munition, den Ventilator, das Material im Allgemeinen zu reichen. Jeder ist bereit, seine Pflicht zu tun. Ein feindliches Flugzeug überfliegt das kleine Fort in niedriger Höhe. Wir schießen nicht. Das Flugzeug verschwindet unbeschädigt. Ich schicke Michel Kleynen zur Erkundung in Richtung Aubel und Messitert, um sich über die Lage zu informieren. Die Deutschen sind in Aubel. Mathieu und ich sitzen auf dem kleinen Fort und spähen den Horizont ab. Ich schreibe hastig meine letzten Worte an meine Verlobte. Plötzlich sehen wir von Messitert her Reiter herankommen. Eine deutsche Patrouille, höchstens ein Dutzend Männer. Ein Anruf beim Leutnant, um zu erfahren, ob wir schießen sollen oder uns nicht bemerkbar machen. Wir müssen schießen. Wir warten in der MG-Glocke, bereit, Visier eingestellt, bis die deutsche Patrouille eine freie Stelle passiert. Da sind sie, in einer Reihe, ahnungslos. Das Schießen bricht aus, tödlich, unerwartet für sie. Es ist eine verzweifelte Flucht. Reiter, Pferde durcheinander, springen über eine Hecke und fliehen nach Osten. Mehrere Pferde haben ihren Reiter verloren. Eine große Stille. Wir sind zufrieden. Eine Lücke in meiner Erinnerung, ich glaube, ich musste ein Feuer beobachten, eine Einstellung für die Nacht, ich erinnere mich nicht mehr. Der Abend kommt und wir haben nichts mehr gesehen. Jemand nähert sich im Stacheldraht, ein junges Mädchen, Fräulein Belleflamme, das uns einen Topf Kakao bringt! Die Nacht bricht herein und das Gelände scheint sich zu verändern. Es scheint, als bereite sich etwas vor. Gedämpfte Geräusche erreichen uns. Wir können sie nicht identifizieren. Plötzlich brechen Schüsse in alle Richtungen aus. Die Forts beginnen zu schießen. Die großen Granaten von Barchon, glaube ich, sausen vorbei. Ich werfe von Zeit zu Zeit Leuchtkugeln, wenn ich glaube, ein verdächtiges Geräusch zu nahe am kleinen Fort zu hören. Der Beobachtungsposten von Saint-Jean-Sart wird angegriffen. Man hört das Schießen. Vom Fort wird mir befohlen, auf sie zu schießen. Wir stellen unsere Visiere ein und schießen in die Nacht. Eine Zeit lang ersetzen uns Clerfays und Kleynen auf der Wache. Die Blitze setzen sich fort, und manchmal scheint das kleine Fort erschüttert. Die Dämmerung kommt langsam. Die Dämmerung eines schönen Maitags. Mathieu und ich sind auf Posten. Man sieht noch nur einen Nebel, als das feindliche Feuer ausbricht. Von drei Seiten steigen die Deutschen schräg ab, halten bei jedem Baum an. Wir schießen, schießen immer weiter. Von Zeit zu Zeit ein Anruf beim Fort: "Ja, wir sind immer noch da!". Der Tag ist vollständig angebrochen. Das Feuer der Deutschen wird immer präziser. Sie sind gut versteckt durch die dicken Hecken, die das kleine Fort umgeben, und durch den eingetieften Weg. Mit einem Vorstoß laufen die Deutschen in die Wiese. Wir schießen überall, wo wir können. Eine leichte Ruhe tritt ein.

Plötzlich gibt es einen Einschlag in einem Fenster der Glocke. Ich sah einen Blitz und liege am Boden. Mathieu hat nichts gesagt. Er hat seinen Kopf auf seinen angewinkelten Unterarm gelegt und scheint gegen das Bullauge eingeschlafen. Ich spreche ihn an. Keine Antwort. Ich schreie "Mathieu ist verwundet!" und will ihn am Körper packen. Wie eine Masse fällt er, und sein Blut fließt aus seinem geöffneten Schädel. Mathieu Nyssen ist tot, tot an seinem Kampfplatz, sein Gewehr in der Hand. Ich verlor in ihm nicht nur einen für die Verteidigung des kleinen Forts notwendigen Soldaten, sondern auch einen Freund. Aber ich habe keine Zeit, mich um ihn zu kümmern. Sein großer Körper ist auf die Luke gefallen. Es ist mir unmöglich, mich zu befreien. Kisten mit Patronen und Granaten, 2 MG, blockieren die bereits zu enge Glocke. Das Schießen geht weiter. Ich kann mich nicht aufrichten, die deutschen Kugeln dringen durch die Fenster und kreisen in der Glocke. Draußen höre ich wilde Schreie. Schließlich gelingt es uns dreien, Mathieus Leiche zu befreien. Clerfays und Michel legen ihn in die Ecke beim Ventilator. Ich glaube, wir alle drei hatten den gleichen verstörten Blick. Ich verlange vom Fort ein Schutzfeuer, es ist höchste Zeit. Wir hören die Stimmen der Deutschen. Ich steige allein in die Glocke. Einige Sekunden später feuern die Kuppeln des Forts, das gibt mir solche Hoffnung. Das kleine Fort ist vorübergehend befreit. Das Feuer des Forts war wirksam. Aber die Lage für uns ist nicht mehr haltbar. Einige Minuten später dringen die Kugeln wieder durch die Fenster. Ich erinnere mich nicht mehr, ob das Fort uns noch andere Male befreite, ich glaube schon. Ich weiß, dass der Kommandant mich irgendwann anrief und mir gratulierte. Ein Anruf des Leutnants befiehlt uns, uns zu ergeben. Das war sicherlich der schmerzlichste Moment. Wie in einem Traum und schweigend bereiteten wir uns vor. Ich zog meine schönste Uniform an, meinen Mantel, meine Mütze, meine Handschuhe. Ich steckte in meine Taschen zwei Taschentücher, zwei Orangen und zwei Packungen Zigaretten. Nachdem ich die Akten des kleinen Forts vernichtet hatte, öffnete ich die Tür. Einige Kugeln schlugen noch auf den Beton ein. Wir dachten nicht mehr daran. Ich schloss hinter mir und warf den Schlüssel in den Stacheldraht. Wir gingen in die Wiese, in das Minenfeld. Da tauchten deutsche Soldaten von überall auf. Sie hatten, wie wir, eine schreckliche Flamme in den Augen. Ein deutscher Offizier kam auf mich zu, und nachdem er seinen Revolver in seinen Gürtel gesteckt hatte, zog er seinen Handschuh aus und reichte mir die Hand. Ich tat dasselbe. Während die Soldaten Clerfays und Kleynen zum Bauernhof Bayard brachten, lud der Offizier mich ein, ins kleine Fort einzutreten. Ich musste den Schlüssel, den ich geworfen hatte, wiederholen, und wir traten beide ein. Halb Deutsch, halb Flämisch erklärten wir uns. Der Offizier bedauerte, dass wir geschossen hatten. "Es hätte weder bei Ihnen noch bei uns Tote gegeben", sagte er. Ich zeigte ihm Mathieu und fragte, ob wir ihn begraben oder Herrn Belleflamme benachrichtigen könnten. Er antwortete mir, dass alles Notwendige von ihnen erledigt würde. Wir saßen uns an dem kleinen Eisentisch des kleinen Forts gegenüber. Der deutsche Leutnant wollte nie glauben, dass wir nur zu viert waren. Draußen traf ich Clerfays und Kleynen wieder, und wir gingen zu einem ersten Stab. Der Offizier fragte mich in akzentfreiem Französisch nach einigen Informationen, die er übrigens genauso gut wusste wie ich. Dann wurde ich zu einem anderen Stab gebracht, wo man uns auf Englisch verhörte. Wir wurden bis zur Grenze in einer Feldküche transportiert, und von dort brachte uns ein mächtiges Auto nach Aachen.

Joseph Bartholomé

Naoorlogs verhaal door Wachtmeester Joseph BARTHOLOME - Dagen van 10 en 11 mei 1940

De commandant van het fort vraagt me om 7 uur 's ochtends aan de telefoon en kondigt me aan dat de Duitsers België zijn binnengevallen. In het kleine fort treffen we al onze voorzieningen. We verbranden de barak waarin we anderhalf jaar hebben gewoond, brengen al het materiaal naar binnen, vervoeren onze persoonlijke spullen naar de boerderij. We maken de patronen, mitrailleurs klaar, ontsteken de granaten, plaatsen de hindernissen; we ruimen op. Alles is in orde, alles is gedaan. Ik wijs de plaatsen aan. Ik blijf in de observatiekoepel met Mathieu Nyssen, de Brigadier Clerfays aan de telefoon, Michel Kleynen zal ervoor zorgen ons de munitie, de ventilator, het materiaal in het algemeen door te geven. Iedereen is bereid zijn plicht te doen. Een vijandelijk vliegtuig komt het kleine fort overvliegen, op lage hoogte. We schieten niet. Het vliegtuig gaat weg zonder schade. Ik stuur Michel Kleynen op verkenning naar Aubel en Messitert om zich van de situatie op de hoogte te stellen. De Duitsers zijn in Aubel. Mathieu en ik zitten op het kleine fort, turend naar de horizon. Ik schrijf mijn laatste woorden, haastig, aan mijn verloofde. Plots zien we vanaf Messitert ruiters naderen. Een Duitse patrouille, een tiental mannen hoogstens. Een telefoontje naar de luitenant om te weten of we moeten schieten of ons niet moeten verraden. We moeten schieten. We wachten in de mitrailleurkoepel, klaar, vizier ingesteld, tot de Duitse patrouille een onbedekt gebied passeert. Daar zijn ze, in een rij, zonder erg te hebben. Het schieten breekt uit, dodelijk, onverwacht voor hen. Het is een doodsbange vlucht. Ruiters, paarden door elkaar, springen over een haag en vluchten naar het oosten. Verscheidene paarden hebben hun ruiter verloren. Een grote stilte. We zijn tevreden. Een gat in mijn geheugen, ik denk dat ik een schietpartij heb moeten observeren, een afstelling voor de nacht, ik herinner het me niet meer. De avond komt en we hebben niets meer gezien. Iemand nadert in het prikkeldraad, een jong meisje, Juffrouw Belleflamme, dat ons een pot cacao brengt! De nacht valt en het terrein lijkt van aspect te veranderen. Het lijkt alsof er iets wordt voorbereid. Doffe geluiden bereiken ons. We kunnen ze niet identificeren. Plotseling breken schoten uit in alle richtingen. De forten beginnen te schieten. De grote granaten van Barchon, denk ik, vliegen fluitend voorbij. Ik gooi af en toe lichtkogels, wanneer ik meen een verdacht geluid te horen te dicht bij het kleine fort. De observatiepost van Saint-Jean-Sart wordt aangevallen. Men hoort het schieten. Men vraagt me vanaf het fort om op hen te schieten. We stellen onze vizieren in en we schieten in de nacht. Enige tijd vervangen Clerfays en Kleynen ons op de wacht. De bliksemflitsen gaan overal door, en soms lijkt het kleine fort te schudden. De dageraad komt langzaam. De dageraad van een mooie meidag. Mathieu en ik zijn op post. Men ziet nog alleen maar een mist wanneer het vijandelijk vuur uitbreekt. Van drie kanten dalen de Duitsers schuin af, stoppend bij elke boom. We schieten, blijven schieten. Af en toe een telefoontje naar het fort: "Ja, we zijn er nog!". De dag is volledig aangebroken. Het vuur van de Duitsers wordt steeds preciezer. Ze zijn goed verborgen door de dikke hagen die het kleine fort omringen en door de ingesneden weg. Met een aanval rennen de Duitsers de weide in. We schieten overal waar we kunnen. Een lichte kalmte treedt in.

Plotseling vindt er een inslag plaats in een raam van de koepel. Ik zag een flits en bevind me op de grond. Mathieu heeft niets gezegd. Hij heeft zijn hoofd op zijn gevouwen onderarm gelegd en lijkt tegen het patrijspoortje in slaap gevallen. Ik spreek hem aan. Geen antwoord. Ik schreeuw "Mathieu is gewond!" en wil hem bij het lichaam nemen. Als een massa valt hij, en zijn bloed stroomt uit zijn geopende schedel. Mathieu Nyssen is dood, dood op zijn gevechtspost, zijn geweer in de hand. Ik verloor in hem niet alleen een soldaat die nodig was voor de verdediging van het kleine fort, maar ook een vriend. Maar ik heb geen tijd om me om hem te bekommeren. Zijn grote lichaam is op het luik gevallen. Het is onmogelijk voor me om me los te maken. Kisten met patronen en granaten, 2 mitrailleurs, belemmeren de al te nauwe koepel. Het schieten gaat door. Onmogelijk om op te staan, de Duitse kogels komen door de ramen en draaien fluitend in de koepel. Buiten hoor ik wilde kreten. Eindelijk, met ons drieën, slagen we erin Mathieus lichaam te bevrijden. Clerfays en Michel leggen hem in de hoek bij de ventilator. Ik denk dat we alle drie dezelfde verwarde blik hadden. Ik vraag het fort om beschermingsvuur, het is trouwens hoog tijd. We horen de stemmen van de Duitsers. Ik klim alleen de koepel weer in. Enkele seconden later vuren de koepels van het fort, dat geeft me zo'n hoop. Het kleine fort is tijdelijk vrijgemaakt. Het vuur van het fort was effectief. Maar de situatie voor ons is niet langer houdbaar. Enkele minuten later beginnen de kogels weer door de ramen binnen te komen. Ik herinner me niet meer of het fort ons andere keren heeft vrijgemaakt, ik denk van wel. Ik weet dat op een bepaald moment de commandant me belde en me feliciteerde. Een telefoontje van de luitenant beveelt ons ons over te geven. Toen was dat zeker het meest pijnlijke moment. Als in een droom en in stilte maakten we ons klaar. Ik trok mijn mooiste uniform aan, mijn overjas, mijn pet, mijn handschoenen. Ik nam in mijn zakken twee zakdoeken, twee sinaasappels en twee pakjes sigaretten. Nadat ik de dossiers van het kleine fort had vernietigd, opende ik de deur. Enkele kogels kwamen nog op het beton neer. We dachten er niet meer aan. Ik sloot achter me en gooide de sleutel in het prikkeldraad. We liepen de weide in, het mijnenveld in. Toen doken Duitse soldaten van overal op. Ze hadden, net als wij, een vreselijke vlam in de ogen. Een Duitse officier kwam naar me toe, en nadat hij zijn revolver in zijn riem had gestoken, trok hij zijn handschoen uit en reikte me de hand. Ik deed hetzelfde. Terwijl de soldaten Clerfays en Kleynen meenamen, naar de boerderij Bayard, nodigde de officier me uit het kleine fort binnen te gaan. Ik moest de sleutel die ik had gegooid weer opnemen, en we gingen beiden binnen. Half Duits, half Vlaams legden we ons uit. De officier betreurde dat we hadden geschoten. "Er zouden noch bij jullie, noch bij ons doden zijn geweest", zei hij. Ik toonde hem Mathieu en vroeg of we hem konden begraven of de heer Belleflamme waarschuwen. Hij antwoordde me dat alles wat nodig was door hen zou worden gedaan. We zaten tegenover elkaar aan de kleine ijzeren tafel van het kleine fort. De Duitse luitenant wilde nooit geloven dat we met maar met z'n vieren waren. Buiten trof ik Clerfays en Kleynen weer, en we vertrokken, naar een eerste staf. De officier vroeg me, in een accentloos Frans, enkele inlichtingen die hij trouwens even goed wist als ik. Vervolgens werd ik naar een andere staf gebracht waar men ons in het Engels ondervroeg. We werden tot aan de grens in een veldkeuken vervoerd, en van daaruit bracht een krachtige auto ons tot in Aken.

Joseph Bartholomé

Post-war account by Sergeant Joseph BARTHOLOME - Days of 10 and 11 May 1940

The fort's Commander calls me on the phone around 7 a.m. and announces that the Germans have entered Belgium. At the small fort, we make all our arrangements. We burn the barracks in which we lived for a year and a half, bring all the equipment inside, transport our personal belongings to the farm. We prepare the cartridges, machine guns, we prime the grenades, place the obstacles; we tidy up. Everything is in order, everything is done. I assign the places. I will stay in the observation cupola with Mathieu Nyssen, Brigadier Clerfays on the phone, Michel Kleynen will take care of passing us the ammunition, the ventilator, the equipment in general. Everyone is ready to do his duty. An enemy plane comes to overfly the small fort at low altitude. We do not fire. The plane leaves undamaged. I send Michel Kleynen on reconnaissance towards Aubel and Messitert to assess the situation. The Germans are in Aubel. Mathieu and I are sitting on the small fort, scanning the horizon. I write my last words, in haste, to my fiancée. Suddenly, we see riders advancing from Messitert. A German patrol, ten men at most. A phone call to the Lieutenant to find out whether to fire or not to give ourselves away. We must fire. We wait in the machine gun cupola, ready, sight adjusted, for the German patrol to pass an open spot. There they are, in single file, suspecting nothing. The shooting breaks out, deadly, unexpected for them. It is a frantic flight. Riders, horses pell-mell, jump a hedge and flee east. Several mounts have lost their rider. A great silence. We are pleased. A gap in my memory, I think I had to observe a fire, an adjustment for the night, I don't remember. Evening comes and we have seen nothing more. Someone approaches in the barbed wire, a young girl, Miss Belleflamme, who brings us a pot of cocoa! Night falls and the terrain seems to change in appearance. It seems that something is being prepared. Dull noises reach us. We cannot identify them. Suddenly, shots ring out in all directions. The forts start firing. The large shells from Barchon, I think, whistle past. I occasionally launch flares, when I think I hear a suspicious noise too close to the small fort. The observation post of Saint-Jean-Sart is attacked. The shooting is heard. I am asked from the fort to fire on them. We adjust our sights and we fire into the night. For some time, Clerfays and Kleynen replace us on watch. Flashes continue on all sides, and sometimes, the small fort seems shaken. Dawn arrives slowly. The dawn of a beautiful May day. Mathieu and I are at the post. One still only sees a fog when the enemy fire breaks out. From three sides, the Germans descend obliquely, stopping at each tree. We fire, keep firing. From time to time, a phone call to the fort: "Yes, we are still here!". The day has fully come. The Germans' fire becomes more and more precise. They are well hidden by the thick hedges surrounding the small fort and by the sunken path. With a push, the Germans advance running into the meadow. We fire everywhere we can. A slight calm occurs.

Suddenly, an explosion occurs in a window of the cupola. I saw a flash and find myself on the ground. Mathieu said nothing. He rested his head on his folded forearm and seems asleep against the porthole. I speak to him. No answer. I shout "Mathieu is wounded!" and want to take him by the body. Like a mass, he falls, and his blood flows from his opened skull. Mathieu Nyssen is dead, dead at his combat post, his rifle in hand. I lost in him not only a soldier necessary for the defence of the small fort, but also a friend. But I have no time to take care of him. His large body has fallen on the hatch. It is impossible for me to extricate myself. Cases of cartridges and grenades, 2 machine guns, clutter the already too narrow cupola. The shooting continues. Impossible to get up, the German bullets enter through the windows and whirl in the cupola whistling. Outside I hear wild screams. Finally, the three of us manage to free Mathieu's body. Clerfays and Michel lay him in the corner near the ventilator. I think we all three had the same bewildered look. I ask the fort for protective fire, it is high time anyway. We hear the voices of the Germans. I go back up alone into the cupola. A few seconds later, the fort's cupolas fire, that gives me such hope. The small fort is momentarily cleared. The fort's fire was effective. But the situation for us is no longer tenable. A few minutes later, the bullets start entering through the windows again. I no longer remember if the fort cleared us other times, I think so. I know that at a certain moment, the Commander called me and congratulated me. A phone call from the Lieutenant tells us to surrender. Then, that was certainly the most painful moment. As in a dream and in silence, we got ready. I put on my best uniform, my overcoat, my cap, my gloves. I took in my pockets two handkerchiefs, two oranges and two packets of cigarettes. After destroying the small fort's files, I opened the door. A few bullets still smashed into the concrete. We no longer thought about it. I closed behind me and threw the key into the barbed wire. We advanced into the meadow, into the minefield. Then, German soldiers sprang up everywhere. They had, like us, a terrible flame in their eyes. A German officer advanced towards me, and after putting his revolver back in his belt, he took off his glove and held out his hand to me. I did the same. While the soldiers took Clerfays and Kleynen to the Bayard farm, the officer invited me to enter the small fort. I had to retrieve the key I had thrown, and we both entered. Half German, half Flemish, we explained ourselves. The officer regretted that we had fired. "There would have been no deaths neither among you, nor among us," he said. I showed him Mathieu and asked if we could bury him or notify Mr. Belleflamme. He answered me that all that was necessary would be done by them. We sat, facing each other, at the small iron table of the small fort. The German Lieutenant never wanted to believe that we were only four. Outside I found Clerfays and Kleynen again, and we left, towards a first headquarters. The officer asked me, in accentless French, for some information that he knew as well as I did anyway. Then, I was taken to another headquarters where we were questioned in English. We were driven to the border in a field kitchen, and from there, a powerful car took us to Aachen.

Joseph Bartholomé

Poválečné vyprávění od četaře Josepha BARTHOLOME - Dny 10. a 11. května 1940

Velitel pevnosti mě požádá po telefonu kolem 7 hodin ráno a oznámí mi, že Němci vstoupili do Belgie. V malé pevnosti učiníme všechna opatření. Spálíme barák, ve kterém jsme žili rok a půl, odneseme veškerý materiál dovnitř, převezeme na farmu naše osobní věci. Připravíme náboje, kulomety, odpálíme granáty, umístíme zátarasy; uklízíme. Vše je v pořádku, vše je hotovo. Určuji místa. Zůstanu v pozorovací kopuli s Mathieu Nyssenem, brigadýr Clerfays u telefonu, Michel Kleynen se postará o to, aby nám podával munici, ventilátor, materiál obecně. Každý je připraven plnit svou povinnost. Nad pevnost přilétá nepřátelské letadlo v nízké výšce. Nestřílíme. Letadlo odlétá bez poškození. Posílám Michela Kleynena na průzkum směrem k Aubel a Messitert, aby zjistil situaci. Němci jsou v Aubel. Sedíme s Mathieu na pevnosti a prohlížíme si horizont. Pospěšně píšu poslední slova své snoubence. Najednou vidíme od Messitert přijíždět jezdce. Německá hlídka, nejvýše deset mužů. Telefonát poručíkovi, abychom zjistili, zda máme střílet, nebo se neprozrazovat. Musíme střílet. Čekáme v kulometné kopuli, připraveni, s nastaveným mířením, až německá hlídka projede odhaleným místem. Jsou tam, v zástupu, o ničem netuší. Střelba vypukne, smrtící, pro ně neočekávaná. Je to zběsilý útěk. Jezdců, koní směsice, přeskakují živý plot a prchají na východ. Několik koní ztratilo jezdce. Velké ticho. Jsme spokojeni. Díra v mé paměti, myslím, že jsem musel pozorovat palbu, nastavení na noc, už si to nepamatuji. Večer přichází a my už nic nevidíme. Někdo se přibližuje v ostnatém drátě, mladá dívka, slečna Belleflamme, která nám přináší hrnek kakaa! Padá noc a terén se zdá měnit. Zdá se, že se něco chystá. Dosahují k nám tlumené zvuky. Nedokážeme je identifikovat. Najednou ze všech směrů vypuknou výstřely. Pevnosti začnou střílet. Velké granáty z Barchonu, myslím, sviští kolem. Občas vypustím světlice, když se mi zdá, že slyším podezřelý hluk příliš blízko pevnosti. Pozorovatelna Saint-Jean-Sart je napadena. Slyší se střelba. Z pevnosti mě žádají, abych na ně střílel. Nastavíme si míření a střílíme do noci. Nějakou dobu nás na hlídce střídají Clerfays a Kleynen. Záblesky pokračují ze všech stran a někdy se zdá, že se pevnost otřásá. Pomalu svítá. Úsvit krásného květnového dne. Mathieu a já jsme na místě. Ještě je vidět jen mlha, když vypukne nepřátelská palba. Ze tří stran sestupují Němci šikmo, zastavují se u každého stromu. Střílíme, pořád střílíme. Občas telefonát do pevnosti: "Ano, jsme pořád tady!". Den je úplně venku. Palba Němců je stále přesnější. Jsou dobře ukryti hustými živými ploty, které obklopují pevnost, a zahloubenou cestou. Náhlým úderem Němci postupují během do louky. Střílíme všude, kde můžeme. Nastává mírný klid.

Najednou dojde k výbuchu v okně kopule. Viděl jsem záblesk a ocitám se na zemi. Mathieu nic neřekl. Opřel hlavu o předloktí a zdá se, že usnul u průzoru. Mluvím na něj. Žádná odpověď. Křičím "Mathieu je zraněn!" a chci ho chytit za tělo. Jako hmota padá a jeho krev teče z otevřené lebky. Mathieu Nyssen je mrtvý, mrtvý na svém bojovém místě, se zbraní v ruce. Ztratil jsem v něm nejen vojáka nutného k obraně pevnosti, ale také přítele. Ale nemám čas se o něj starat. Jeho velké tělo spadlo na poklop. Nemohu se uvolnit. Krabice s náboji a granáty, 2 kulomety, zahltí již tak úzkou kopuli. Střelba pokračuje. Nelze vstát, německé kulky vstupují okny a sviští v kopuli. Venku slyším divoké výkřiky. Konečně se nám třem podaří uvolnit Mathieuovo tělo. Clerfays a Michel ho položí do kouta u ventilátoru. Myslím, že jsme všichni tři měli stejný zmatený pohled. Žádám pevnost o ochrannou palbu, je ostatně nejvyšší čas. Slyšíme hlasy Němců. Vystoupám sám do kopule. O několik sekund později střílejí kopule pevnosti, což mi dodá takovou naději. Pevnost je dočasně uvolněna. Palba pevnosti byla účinná. Ale situace pro nás již není udržitelná. O několik minut později začnou kulky opět vstupovat okny. Nevzpomínám si, zda nás pevnost uvolnila i jindy, myslím, že ano. Vím, že v určitém okamžiku mě velitel zavolal a pogratuloval mi. Telefonát od poručíka nám říká, abychom se vzdali. To byl jistě nejbolestivější moment. Jako ve snu a v tichosti jsme se připravili. Oblékl jsem si nejlepší uniformu, plášť, čepici, rukavice. Vzal jsem si do kapes dva kapesníky, dva pomeranče a dvě krabičky cigaret. Po zničení spisů pevnosti jsem otevřel dveře. Několik kulek ještě dopadalo na beton. Už jsme na to nemysleli. Zavřel jsem za sebou a hodil klíč do ostnatého drátu. Vyšli jsme na louku, do minového pole. Pak se ze všech stran vynořili němečtí vojáci. Měli, stejně jako my, strašný plamen v očích. Německý důstojník ke mně přistoupil a poté, co zastrčil revolver do opasku, si sundal rukavici a podal mi ruku. Udělal jsem totéž. Zatímco vojáci odvedli Clerfayse a Kleynena na farmu Bayard, důstojník mě pozval, abych vstoupil do pevnosti. Musel jsem vzít klíč, který jsem hodil, a oba jsme vešli. Napůl německy, napůl vlámsky jsme si to vysvětlili. Důstojník litoval, že jsme stříleli. "Nebyly by mrtví ani mezi vámi, ani mezi námi," řekl. Ukázal jsem mu Mathieua a zeptal se, zda ho můžeme pohřbít nebo upozornit pana Belleflamme. Odpověděl mi, že vše potřebné udělají oni. Seděli jsme naproti sobě u malého železného stolu pevnosti. Německý poručík nikdy nechtěl uvěřit, že nás je jen čtyři. Venku jsem znovu našel Clerfayse a Kleynena a odešli jsme k prvnímu štábu. Důstojník se mě, bezpřízvučně francouzsky, zeptal na několik informací, které ostatně znal stejně dobře jako já. Poté jsem byl odvezen na jiný štáb, kde nás vyslýchali anglicky. Byli jsme odvezeni až k hranici v polní kuchyni a odtud nás výkonný automobil dovezl do Cách.

Joseph Bartholomé

Cité dans : Zitiert in : Geciteerd in: Cited in: Citováno v: MN 9 (abri PFL1), MN 10 (abri PFL1), MN 8 (abri PFL1), Intervalle Margarins-Neufchâteau, MN 12 (abri PFL1), VM 29ter (abri PFL1)